Pour ce tour de Coupe, certains joueurs avaient été laissés au repos (Aouar, Marcelo, Rafael, Marçal, T. Mendes), cela laissait leur chance à J. Lucas, Tete et surtout à Cherki qui a éclaboussé le match de son talent. Rejouant dans un 4-2-3-1, l’OL se devait de s’imposer. C’est chose faite, après un match à rebondissements, où les Lyonnais après avoir mené 1-4 à la Beaujoire, ont réussi finalement à s’imposer 3-4.

À peine le temps de s’installer que sur une percée de Cornet, positionné en tant que latéral gauche, Terrier trouve Dembélé dans l’axe. Ce dernier rate sa frappe mais Cherki surgit, il dribble Lafont pour marquer dans le but vide. L’OL ne pouvait pas mieux démarrer sa rencontre et lever peut-être un peu les doutes devant les absences de quelques cadres. Offensivement, les attaquants trouvent des décalages à l’image de cette passe à destination de Traoré qui peut repiquer au centre, sa frappe passe hélas à côté (5e).

Les Lyonnais sont bien en place et récupèrent haut le ballon. Sur une interception dans le camp nantais, Dembélé adresse une passe magnifique à Terrier qui a le but grand ouvert mais sa frappe heurte le poteau (8e). Sur une nouvelle récupération dans le camp adverse de Traoré, Cherki inscrit un doublé (9e). Quel début de rencontre, l’OL faisant mal presque à chaque attaque à son adversaire du soir. Disposé en 4-2-3-1 sur le papier, avec le positionnement haut de Cornet (et la volonté de Traoré de bien coller à la ligne de touche), le système tactique se transforme rapidement en 3-4-3. Cela permet sur chaque offensive d’avoir beaucoup de joueurs dans la surface et de se créer de grosses occasions (bien aidés en cela par les ouvertures d’un Cherki qui éclaire et accélère le jeu).

Défensivement hélas, l’OL est un peu moins impérial, l’équipe ayant du mal à se repositionner à la perte du ballon. Dès la 7e, il a fallu un retour magnifique de Denayer pour annihiler une occasion dangereuse de Nantes. Par contre à la 16e, la défense lyonnaise ne peut rien sur un centre repris par Emond qui trompe un Lopes, pris à contre-pied. L’OL ne mène plus que 1-2 à la Beaujoire.

Ce but change la physionomie de la rencontre puisque le bloc lyonnais recule devant l’impact physique nantais. Subissant le pressing, la défense est mise en danger sur des incursions et éprouve qui plus est des difficultés à ressortir proprement le ballon. Mais quand celui-ci passe le milieu de terrain, les Lyonnais continuent à être efficace. Dembélé est tout près de trouver le cadre sur un centre en retrait de J. Lucas (23e). Les attaques ont pris l’avantage sur les défenses et à peine, deux minutes plus tard, c’est au tour de Lopes de s’employer pour éviter l’égalisation. D’une superbe détente, il détourne une frappe qui prenait le chemin des filets (25e). Le match devient un peu fou, le KO est dans l’air. Les deux équipes ayant la volonté de jouer et de marquer, cela engendre un étirement des lignes qui laisse les milieux des deux équipes bien esseulés pour contrecarrer les offensives adverses. Lors du dernier quart d’heure de la première période, le rythme retombe un peu (il faut bien récupérer des efforts fournis lors des 30 premières minutes). Sur une nouvelle passe parfaitement adressée par Cherki, Terrier seul face à Lafont trouve cette fois le cadre. L’OL reprend deux buts d’avance à la 37e min.. À la pause, les Lyonnais ont seulement un pied en 1/8e.

Au retour des vestiaires, Nantes remonte son bloc et gêne considérablement la relance lyonnaise. Les opportunités se multiplient devant la cage de Lopes, la défense souffre, subissant centres, corners et frappes lointaines (à l’image de celle dévissée du Nantais Traoré à la 47e). Mais au final, la charnière centrale semble plutôt bien tenir le choc. Le problème, c’est que l’OL ne parvient plus à faire remonter le ballon et encore moins à se procurer des occasions. Il faut attendre l’heure de jeu pour voir, sur une interception de Traoré, Cherki se procurer une nouvelle opportunité franche pour l’OL, sa frappe étant hélas trop croisée. Pour consolider un peu son milieu, Garcia décide alors de sortir Traoré afin de faire rentrer T. Mendès, un changement qui doit permettre avec trois milieux défensifs de sécuriser la défense. Positionné en 4-3-3 maintenant, l’OL espère enfin maîtriser la rencontre. Au centre ou sur le côté, Cherki reste intenable. Sur la droite, il récupère un ballon et percute, Basila est contraint à la faute pour l’arrêter. Penalty ! Un penalty que Dembélé ne transforme pas, Lafont se détendant bien pour stopper la tentative de l’attaquant lyonnais (68e). Pas le temps de gamberger en tout cas… puisque Dembélé, encore une fois servi par Cherki, trouve dans un angle fermé, le cadre. On joue la 69e et l’OL creuse l’écart (1-4). Il reste un peu plus de 20 minutes à jouer et les Lyonnais sont bien partis pour se qualifier. Terrier est même tout près de « tuer » le match quelques minutes plus tard, sa tentative ne passant pas entre les jambes du gardien nantais.

Les minutes passent et l’OL ne semble plus trop être mis en danger. Les Lyonnais gèrent et Garcia peut faire tourner (Gouiri remplace Dembélé à l’entame du dernier quart d’heure ; Marçal viendra quelques minutes plus tard suppléer Cornet). Et quand on commence à avoir le sentiment que les Nantais sont résignés, Louza relance la partie à la 83e min (2-4). le FCNA se remet à y croire et pousse. Et sur un nouveau centre, Simon, d’une tête piquée (contrée par le malheureux Andersen), trompe le gardien lyonnais… On joue la 86e et l’OL ne mène plus que d’un but ! Nantes jette ses dernières forces dans la bataille et l’OL souffre. Gouiri sur une bonne percussion sur le côté gauche est tout proche de tuer le suspense mais Lafont encore lui s’interpose d’une main ferme. À la toute fin des arrêts de jeu, c’est au tour de Lopes de faire la parade décisive… celle qui évite les prolongations.

L’OL s’en sort finalement, plus difficilement que prévu mais l’essentiel est là. Les Lyonnais poursuivent leur route et verront les 1/8e de finale de la Coupe de France.

Photos par Icon Sport.

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Oreste

Oreste

Tombé dans la marmite Lyonnaise quand j'étais petit, je n'avais qu'une idéfix venir cirer les bancs de J. Bouin. Abraracourcix, je prends une longue série d'abonnement à Gerland. Mais, comme ma profession n'est pas une assurancetourix de rester sur Lugdu, je suis amené à faire le "tour de la Gaule" et même "la grande traversée". Heureusement "mes 12 travaux" touchent à leurs thermes (romaines ?) et avant d'avoir un agecanonix, je devrais retrouver sous peu "le domaine des dieux".

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