[OL 0-0 DFCO] Toujours la faute de Sylvinho ?

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Après une défaite dans les dernières minutes du derby, l’OL a décidé de se séparer de Sylvinho. En choisissant Garcia plutôt que Blanc, les dirigeants ont sauvé l’ensemble du staff, Baticle en tête (qui aura réussi donc à survivre à Fournier, Genesio et maintenant Sylvinho)… comme si le coach était le véritable responsable des mauvais résultats et peut-être surtout, de l’indigence du jeu. Une nouvelle fois exonérés de leurs fautes, les joueurs avaient la possibilité de montrer leur véritable potentiel contre une faible équipe de Dijon.

Offensivement :

Tandis que Sylvinho semblait vouloir imposer un 3-5-2 (presque 5-3-2) depuis quelques matchs, Garcia a décidé de revenir à un 4-3-3 plus classique. Contrairement à son prédécesseur qui avait tenté de le mettre en place en début de saison, il a disposé son milieu avec la pointe en bas (avec un 6 et deux milieux relayeurs) et, plus important, a laissé une plus grande liberté aux arrières latéraux. Que ce soit Tete ou Marçal, ils ont pu prendre leur couloir pour venir soutenir les attaques et essayé d’écarter le jeu lyonnais sur les côtés. Laissant les ailiers plus libres de repiquer vers l’axe, l’OL a souvent attaqué à 5 voire 6 joueurs, permettant à Dembélé d’être moins isolé que par le passé. Pourtant, malgré cette disposition tactique plus offensive, on ne peut pas dire que les Lyonnais aient été beaucoup plus dangereux. Les offensives se cantonnant le plus souvent à des redoublements de passes latérales, l’équipe n’a que trop rarement réussi à trouver de la verticalité sur le terrain. Seul Aouar, balle au pied, a bien tenté quelquefois de casser les lignes (et Denayer lors d’une montée rageuse…) mais cela fut bien trop rare pour réellement mettre en difficulté le bloc adverse. De même, les centres (je ne parlerai pas de Traoré et de sa rentrée…) ont trop souvent été une nouvelle fois imprécis devant la cage dijonnaise. Dembélé n’a pu exploiter qu’un seul ballon de la tête, c’est bien trop peu pour espérer marquer. Si l’on excepte la toute fin de la première période et un gros quart d’heure en seconde où les occasions se sont enfin multipliés, l’OL est apparu bien limité. Certains chercheront à se cacher derrière le double arrêt du gardien dijonnais (ou les stats des tirs cadrés) mais le constat reste accablant : l’OL n’a plus marqué en championnat à domicile depuis la fin du mois d’août (contre Bordeaux).

OL-DFCO 0-0

Défensivement et dans la construction du jeu :

Alors que Sylvinho avait essayé durant ces trois derniers mois de mettre en place un bloc compact, positionné bas sur le terrain pour trouver de la profondeur, Garcia a voulu jouer plus haut. Les offensifs avaient la consigne de faire le pressing mais celui-ci a longtemps été beaucoup trop décousu. Sans faire ombrage aux joueurs dijonnais, aucun n’a une qualité technique extraordinaire, et malgré cela, on a pu voir des séquences de 10 à 15 passes sans qu’un Lyonnais ne réussisse à intervenir. Sans bloc compact, l’OL a laissé Dijon développé son jeu, ne récupérant le plus souvent le ballon dans ses trente derniers mètres… obligeant l’équipe à remonter 60 à 80 m pour inscrire un but. Et comme en plus, à la récupération, les Lyonnais n’ont pas voulu (su?) se projeter rapidement vers l’avant, le jeu a longtemps semblé stéréotypé et sans imagination pour déstabiliser le bloc adverse. La circulation du ballon a le plus souvent été lente, laissant tout le temps nécessaire aux Dijonnais de se replier. Seul Tavares constituait hier un danger, et pourtant, il a tout de même réussi à se procurer deux occasions chaudes. Un fait qui montre que là encore le chantier est encore énorme.

Alors forcément, c’est facile de faire de Sylvinho le bouc émissaire du club mais la remise en cause doit venir à tous les étages :

– Le staff dans son ensemble qui ne peut encore se dédouaner des mauvais résultats du club…
– Une cellule de recrutement qui a pu voir Thiago Mendes se faire siffler à sa sortie et constater que ses trois autres recrues estivales (Andersen, Koné et Jeff Reine-Adelaïde) étaient au coup d’envoi sur le banc ou en tribune (Lucas)…
– Un président qui a choisi un entraîneur, Sylvinho, sans réellement lui donner les moyens de trouver des joueurs susceptibles de s’adapter à son système et qui s’étonne que Garcia ne fasse pas l’unanimité auprès des supporters (les BG comme les autres n’ont pas une mémoire de poisson rouge !)…
– Des joueurs qui, après avoir lâché Genesio contre Rennes et Dijon la saison passée, sont incapables de se transcender pour battre le voisin stéphanois (et sauver la tête de Sylvinho) ou montrer leurs véritables valeurs lors du premier match de son successeur (Garcia)…

(Photo by Vincent Poyer / Icon Sport)

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À propos de l'auteur

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Tombé dans la marmite Lyonnaise quand j'étais petit, je n'avais qu'une idéfix venir cirer les bancs de J. Bouin. Abraracourcix, je prends une longue série d'abonnement à Gerland. Mais, comme ma profession n'est pas une assurancetourix de rester sur Lugdu, je suis amené à faire le "tour de la Gaule" et même "la grande traversée". Heureusement "mes 12 travaux" touchent à leurs thermes (romaines ?) et avant d'avoir un agecanonix, je devrais retrouver sous peu "le domaine des dieux".

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