Après deux résultats plutôt négatifs à l’extérieur (avec seulement un point obtenu en deux matchs), l’OL se devait de se reprendre en s’imposant à domicile contre Nîmes. Hélas, après un match sans envie, les Lyonnais n’auront pu obtenir mieux qu’un match nul et vierge.

Pour cette rencontre, Garcia avait décidé d’abandonner son 3-5-2 mis en place lors du Final 8 pour re-basculer en 4-4-2. Un choix qui sur le papier pouvait paraître logique au vu des difficultés lyonnaises lors de ses deux derniers matchs à produire du jeu offensivement, en particulier sur les côtés. Avec les seuls Dubois et Cornet dans les couloirs, les Lyonnais ne parviennent plus depuis quelques matchs à déstabiliser les blocs défensifs sur les côtés et les centres se révèlent bien trop inoffensifs… Face à un tel constat et devant un bloc nîmois bien replié en défense, le coach lyonnais avait décidé d’apporter des solutions. Avec Bard et Cornet sur le côté gauche et Cherki et Dubois sur le côté droit, l’OL semblait armer pour déséquilibrer le bloc nîmois sur le papier. Encore faut-il avoir envie !

Dès les premières minutes, les Nîmois se montrent les premiers dangereux par l’intermédiaire de Fomba, heureusement Lopes s’interpose sur cette frappe trop écrasée. Presque sur le contre, Cornet se retrouve dans une position idéale pour ouvrir le score mais entre la parade de Reynet et la maladresse de l’ailier lyonnais, le score ne bouge pas. Dans la foulée, Dembélé, bien servi par un centre de Dubois (enfin !), est tout près de trouver le cadre de la tête. L’OL semble prendre le match par le bon bout en ce tout début de rencontre mais n’est pas à l’abri d’une désillusion, la frappe de Ripart à la 11e min ne trouve heureusement que la barre transversale de Lopes. Pourtant cette entame de match est un trompe-l’œil, le match tombe au bout d’un quart d’heure dans un faux rythme. Devant un bloc bas, les Lyonnais multiplient les passes latérales. Sans appel en profondeur, le jeu de l’OL reste stérile et d’une lenteur affligeante, ponctuée qui plus est par un déchet technique indigne d’une équipe de L1. Multipliant les touchers de balle, les Lyonnais ne parviennent pas à déstabiliser un tant soit peu le bloc nîmois. L’apport de joueurs sur les côtés ne permet pas de trouver plus de situations de décalages, comme avec le 3-5-2, les centres sont le plus souvent balancés dans la boîte, rendant facile le travail des défenseurs. Ne pouvant compter que sur le talent de Cherki ou de Memphis pour faire un exploit individuel (hélas passant un joueur, ils perdent à chaque fois le ballon au bout de leur 2e ou 3e dribble !), le match se traîne péniblement vers la pause sans que rien ne se passe.

Au retour des vestiaires, les Lyonnais semblent ne pas vouloir se satisfaire d’un tel résultat et semblent vouloir accélérer. Dembélé trouve le chemin des filets à la 50e min mais le ballon sur le centre en retrait était préalablement sorti. Rageant ! Surtout qu’après cette relative intéressante entame, le jeu de l’OL retombe dans un faux rythme. Sans imagination, sans percussion et plus grave encore sans envie, les Lyonnais ne peuvent qu’espérer un coup du sort favorable. Mais, sur une main de Ripart dans la surface, l’arbitre comme la VAR ne bronchent pas. On joue depuis presque une heure et l’OL n’y arrive pas… Garcia peut bien faire tourner son effectif (lançant Jean Lucas, Diomande ou Toko-Ekambi), les Lyonnais sont bien trop brouillons dans le jeu pour faire la décision. Durant la dernière demi-heure, ils ne parviennent même plus à réellement inquiéter Reynet à part cette tête de Kadewere à la 90e et encore.

Lopes peut bien déclarer que c’est « inadmissible », les incantations du portier lyonnais n’y changent rien, l’OL, avec 5 points sur 12, est dans le ventre mou du classement et dans le doute… Il va falloir réagir de toute urgence si les Lyonnais ne veulent pas vivre une saison horrible.

Photos par Icon Sport.

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Oreste

Oreste

Tombé dans la marmite Lyonnaise quand j'étais petit, je n'avais qu'une idéfix venir cirer les bancs de J. Bouin. Abraracourcix, je prends une longue série d'abonnement à Gerland. Mais, comme ma profession n'est pas une assurancetourix de rester sur Lugdu, je suis amené à faire le "tour de la Gaule" et même "la grande traversée". Heureusement "mes 12 travaux" touchent à leurs thermes (romaines ?) et avant d'avoir un agecanonix, je devrais retrouver sous peu "le domaine des dieux".

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