Après cinq matchs amicaux, dont le bilan est plus que décevant (une seule victoire heureuse, pour quatre défaites), l’OL va commencer le championnat ce vendredi en plein doute. Plus grave, Sylvinho ne semble pas avoir trouvé son schéma tactique…

Pourtant, à la reprise de la saison, les choses semblaient assez claires : l’OL allait rejouer en 4-3-3 avec une pointe basse technique pour jouer vite à la récupération du ballon. Fekir ayant parfaitement compris le message a trouvé une porte de sortie vers l’Espagne… Le dernier obstacle à la transformation tactique de l’OL étant levé, plus rien n’aurait dû empêcher Sylvinho de faire sa révolution tactique.

Lors des trois premiers matchs, Sylvinho a tenté de mettre en place son système de jeu. Une défense positionnée bas avec une ligne de quatre défenseurs ayant pour principale tâche de défendre (les consignes aux latéraux de ne pas franchir la ligne médiane pour apporter le surnombre semblent assez évidentes). Cherchant avant tout à ne pas se faire prendre dans le dos, on l’a vu le plus souvent reculer à la perte du ballon. Seuls les attaquants ayant la consigne de presser leur adversaire direct, l’OL a eu une ligne de récupération particulièrement basse. Une situation presque voulue par le coach qui a demandé à ses milieux de sortir vite le ballon vers les attaquants pour profiter des espaces dans la moitié de terrain adverse. L’OL, équipe de possession habituellement, s’est retrouvé à défendre plus souvent que son adversaire.

Mais ce système, pour qu’il fonctionne, exige beaucoup de concentration dans le placement et surtout de l’agressivité dans les duels… et c’est là que le bât a blessé. Subissant déjà les erreurs de placement des uns, des fautes de relances des autres ; l’équipe s’est retrouvée à concéder un grand nombre d’occasions. Les défenseurs, ayant bien compris qu’il fallait reculer pour éviter de se faire prendre dans le dos, ne vont plus au contact. Même à l’approche de leur surface de réparation, ils restent le plus souvent à distance de leur vis-à-vis laissant tout loisir à celui-ci de trouver des décalages ou des solutions de frappe. Les occasions (et les buts) se sont accumulés dans les cages des Lyonnais que ce soit contre le Servette, Genoa ou Arsenal (heureusement, l’OL était en réussite sur ce dernier match !). Autre problème constaté sur ces premières rencontres, le niveau technique des milieux. À part Aouar sur quelques coups d’éclat, les milieux ne sont pas parvenus à ressortir proprement le ballon. Subissant le pressing adverse, les Lyonnais n’ont que trop peu souvent réussi à se créer des occasions (si l’on excepte la première heure contre le Genoa dans l’ensemble assez réussie) et sont restés, le plus souvent, dans leur moitié de terrain.

Déjà apparente lors des trois premières rencontres, ces lacunes sont apparues dans toute leur ampleur face à Liverpool. Servant de sparring partner aux champions d’Europe en titre, l’OL n’a quasiment pas existé. Sylvinho était dans l’impasse… Alors pour éviter que la défaite ne se transforme en déroute, il a décidé de fermer la boutique. Prenant acte du peu d’investissement défensif de Memphis, il le repositionne dans l’axe derrière l’attaquant de pointe et fait passer son équipe en 4-2-3-1 (4-4-2 en phase défensive puisque les faux ailiers ont, eux, la consigne de défendre). Un choix conjoncturel qui pouvait se comprendre au vu de la configuration du match mais que Sylvinho a décidé de reconduire contre Bournemouth. Comme un aveu d’échec, le nouveau coach nous sort le schéma tactique cher à Bruno Genesio ces dernières saisons. Normalement, cela aurait dû rassurer les joueurs, on ne peut pas dire qu’ils ne connaissent pas ce schéma de jeu… Eh bien, dans un bel hommage à Genesio, les joueurs ont décidé de nous faire un remake d’OL-Dijon (pour ceux qui ont eu la chance de le rater, ne cherchez pas à le revoir). Avec un milieu aux abonnés absents et des défenseurs aux placements plus qu’hasardeux, l’OL s’est fait bouger au point que Bournemouth avait déjà creusé l’écart au bout d’une demi-heure (2-0). Heureusement, nos « amis » (sic) anglais n’ont pas voulu faire de notre défaite, une déroute (après Liverpool, cela devient une habitude) en baissant largement le pied en seconde période. Faut dire qu’ils n’avaient pas grand-chose à craindre de nos attaquants qui se sont décidés à ne jamais percuter leur vis-à-vis ou faire le moindre appel en profondeur. Un Nabil Fekir nous aurait peut-être été utile ? Genesio avait pu compter sur sa technique pour se sortir de nombreuses situations similaires au cours de son mandat.

Maintenant, l’OL a quelques jours pour rectifier le tir. À Sylvinho de trouver les solutions tactiques pour que la saison s’engage sur les meilleures bases possibles afin que l’OL puisse tenir les promesses faites il y a à peine un mois à tous les supporters. Allez l’OL !

Copyright photo : Peggy D. / www.coeur-de-gone.fr

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Oreste

Oreste

Tombé dans la marmite Lyonnaise quand j'étais petit, je n'avais qu'une idéfix venir cirer les bancs de J. Bouin. Abraracourcix, je prends une longue série d'abonnement à Gerland. Mais, comme ma profession n'est pas une assurancetourix de rester sur Lugdu, je suis amené à faire le "tour de la Gaule" et même "la grande traversée". Heureusement "mes 12 travaux" touchent à leurs thermes (romaines ?) et avant d'avoir un agecanonix, je devrais retrouver sous peu "le domaine des dieux".

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