Contre une équipe de Brest concentrée avant tout sur son maintien et qui venait trois jours plus tôt de se faire éliminer de la coupe de France, l’OL se devait de faire le boulot pour continuer l’aventure en Coupe de la Ligue.

C’est chose faite. Malgré des dernières minutes où le doute les aura assaillis, les Lyonnais ont su s’imposer sans coup férir 3-1.

Rentrés timidement dans la partie, les Lyonnais peuvent compter sur un Tatarusanu obligé de s’employer sur des frappes brestoises. Sans beaucoup d’impacts dans les duels, ni beaucoup de rythme, l’OL a bien mal débuté sa rencontre et laisse leur adversaire se mettre en jambe. Il faut attendre la belle reprise de volée de Traoré pour qu’enfin les joueurs sortent la tête de l’eau. On joue alors depuis près d’un quart d’heure. Et si l’OL éprouve encore des difficultés à la récupération du ballon, le travail sur les ailes de Cornet permet à son équipe de trouver des solutions offensives.

Ces montées sur son couloir gauche permettent de trouver des décalages et d’effectuer des bons centres… hélas, sans trouver preneur. Les Lyonnais ne trouvent finalement l’ouverture que sur une mauvaise relance brestoise, Aouar sert parfaitement en profondeur Dembélé qui, avec sa puissance, parvient à s’imposer et à tromper Léon (19e). 1-0 pour l’OL, on se dit que les Lyonnais vont enfin se lâcher et réchauffer l’atmosphère pour ses 21.000 supporters ayant bravé le froid… Eh ben non, ils retombent vite dans un faux rythme.

Défensivement, les Lyonnais apparaissent toujours aussi fébriles, Andersen multipliant les mauvaises relances et Tatarusanu effectuant une sortie assez hasardeuse… et que dire de la construction du jeu où les Lyonnais ne cessent de jouer latéralement dans les pieds de leurs coéquipiers, sans que ces derniers ne fassent des appels ou ne tentent de se démarquer. « C’est mou » comme l’affirme au micro de Canal +, Garcia. Seul Aouar, profitant de l’appel de Cornet sur sa gauche pour, à la manière de Traoré, repiquer dans l’axe et déclencher une frappe (qui vient malheureusement s’écraser sur la barre transversale bretonne) peut laisser espérer que l’OL ne se fasse pas remonter au score . À la pause, en tout cas, l’OL mène toujours 1-0 et tient donc sa qualif’.

Toujours pas dans le rythme, les Lyonnais concèdent deux occasions coup sur coup au retour des vestiaires. Heureusement Tatarusanu puis Andersen interviennent pour empêcher l’égalisation. Les joueurs se sont faits peurs, ils décident enfin de réagir.

Ils mettent plus de volontés et d’envies pour jouer vers l’avant. Positionnés plus hauts, ils se procurent des opportunités et sur un centre de Têté, Aouar se retrouve à la réception pour doubler le score. On joue la 55e min et l’OL mène 2-0. Terrier puis Dembélé sont même tout près de « tuer » le match quelques minutes plus tard. L’OL semble avoir le match en main. Mais cette emprise sur le match n’aura finalement duré qu’une vingtaine de minutes. À l’entame du dernier quart d’heure, le rythme de la rencontre s’est largement ralenti.

L’OL se dirige vers une qualification sans problème quand à la 85e, devant une charnière lyonnaise bien passive, Gandsir réduit le score pour les Bretons. L’OL ne mène plus que 2 buts à 1 et il reste un peu plus de 10 minutes à jouer. Le match devient un peu fou et le ballon navigue d’un camp à l’autre. On assiste enfin à un vrai match de coupe, cela sent le but soit du KO, soit de l’égalisation. J. Lucas, bien décalé par Caqueret, place une belle frappe hors de portée de Léon et clôt le score (3-1).

Sans être extraordinaire, l’OL a donc rempli sa mission : se qualifier pour le prochain tour de la coupe de la Ligue. Les Lyonnais ne sont plus qu’à 90 min de peut-être rejoindre le Stade de France… mais pour cela, il faudra être bien meilleur. Le 4-4-2 sans Memphis reste encore bien perfectible pour nos Lyonnais.

Les buts en vidéo :

Photos par Icon Sport.

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Oreste

Oreste

Tombé dans la marmite Lyonnaise quand j'étais petit, je n'avais qu'une idéfix venir cirer les bancs de J. Bouin. Abraracourcix, je prends une longue série d'abonnement à Gerland. Mais, comme ma profession n'est pas une assurancetourix de rester sur Lugdu, je suis amené à faire le "tour de la Gaule" et même "la grande traversée". Heureusement "mes 12 travaux" touchent à leurs thermes (romaines ?) et avant d'avoir un agecanonix, je devrais retrouver sous peu "le domaine des dieux".

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