[ASSE 1-0 OL] L’OL n’est toujours pas guéri

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Après une victoire probante en terre allemande, l’OL se pensait peut-être en rémission mais la défaite contre l’ASSE le fait retomber dans la crise. Pourtant, jusqu’à la 90e min, nos Lyonnais semblaient tenir au moins le match nul, c’était sans compter sur Béric et son coup de tête qui ont anéanti tous nos espoirs.

Retour sur le match

L’OL s’est métamorphosé en équipe défensive (mieux structurée et équilibrée que l’année passée) mais au final presque impuissante offensivement. Quelles occasions ont eu nos Lyonnais au cours de ce match. Quelques contres rondement menés par un Aouar tranchant dans ses prises de balle dont ce « but » refusé pour un hors-jeu à quelques centimètres. Et après ? Un coup franc de Memphis en fin de première qui ne passe pas si loin des montants de Moulin sans oublier la tête de Dembélé en fin de seconde. Et sinon ? Eh bien, il faut bien chercher pour trouver quelques mouvements collectifs ou occasions de but. L’OL est devenu une équipe inoffensive. À part Aouar qui joue dans la verticalité, les offensives lyonnaises se sont cantonnées hier encore à de simples remises latérales ou tentatives de dribbles un peu désespérées… à l’image d’un Memphis, sans beaucoup de solutions autour de lui, venant s’empaler dans la défense centrale adversaire. Les latéraux sont beaucoup trop timorés, ils n’apportent pas assez de solutions pour permettre à l’équipe d’écarter le jeu et/ou de faire des centres. Tous les adversaires de l’OL le savent depuis Angers (sauf Leipzig) : en gardant un bloc bas et en assurant les premières passes (pour éviter de subir des contres), on annihile presque totalement le potentiel offensif de notre équipe. Et sans inscrire de but, que peut espérer l’OL ? Un résultat nul ? Même ça, ce n’est pas gagné !
Défensivement, l’OL est indéniablement mieux. Le pressing sur le porteur du ballon est assez efficace. Et même si le premier rideau est passé, la défense positionnée assez bas sur le terrain ne peut se faire prendre dans la profondeur. De plus, avec une charnière à trois, les lacunes et erreurs des uns sont compensées par les autres. Chaque erreur ne se paie pas cash comme dans une défense à quatre… ce qu’on a vu sur le but de Béric où l’attaquant stéphanois, complètement esseulé, a pu recevoir dans les 6 mètres un centre de Boudebouz. Pour autant, même à onze, l’OL a concédé des occasions et, sans un grand Lopes (arrêt sur le tir de Boudebouz à la 20e ; deux tirs de Bouanga sans oublier son intervention dans les pieds de Trauco), se serait retrouvé mené au score bien avant la 90e.

En conséquence, si l’équipe concède moins d’occasions que l’année passée, elle en produit tellement moins que le changement de philosophie est pour le moment loin de nous être favorable. Maintenant, c’est au staff, aux joueurs et plus largement au club de trouver des solutions (virer Sylvinho?) pour enfin trouver le bon équilibre afin d’avoir une défense plus solide sans avoir à sacrifier notre potentiel offensif.

Copyright photo : Peggy D. | www.coeur-de-gone.fr

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À propos de l'auteur

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Tombé dans la marmite Lyonnaise quand j'étais petit, je n'avais qu'une idéfix venir cirer les bancs de J. Bouin. Abraracourcix, je prends une longue série d'abonnement à Gerland. Mais, comme ma profession n'est pas une assurancetourix de rester sur Lugdu, je suis amené à faire le "tour de la Gaule" et même "la grande traversée". Heureusement "mes 12 travaux" touchent à leurs thermes (romaines ?) et avant d'avoir un agecanonix, je devrais retrouver sous peu "le domaine des dieux".

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