Winter has come

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Le printemps est venu mais comme diraient les fans de Game Of Thrones, « Winter has come » pour l’OL. Lors de la dernière trêve internationale, on était pendu aux infos sur l’avenir de Bruno Genesio, l’OL était bien calé dans la course au podium et dans une dynamique prometteuse. En quelques heures, le ciel du technicien lyonnais et de son groupe s’est radicalement assombri et a conduit à des situations baroques sur le terrain et en salle de presse. Analyse de ce qu’on n’espère pas une autopsie…

Il n’est nul besoin de rappeler les tremblements de terre détectés dans la région lyonnaise la semaine dernière. Aucun suiveur de l’OL ne s’en est remis. On est partis d’une victoire en terre bretonne positionnant l’OL idéalement dans le sprint final pour en arriver à une débâcle inconcevable de maladresse, malchance et faiblesse mentale face à la lanterne rouge dijonnaise toute heureuse de recoller au Grupetto de la Ligue 1.

Et pourtant ce n’est ni la moutarde, ni un bon vieux cru de Bourgogne qui sont montés au nez et à la tête des Gones. Ils se sont pris de plein fouet les errements et travers maintes fois constatés et magnifiés par la communication et la gestion ponctuellement catastrophique d’un micro événement devenu un tsunami entre Rhône et Saône…

Tous responsables d’un climat délétère…

Depuis mardi, Jean-Michel Aulas joue au pompier de service fustigeant médias et supporters instigateurs d’un climat nauséabond autour de l’Institution. Sur la forme, ce n’est pas complètement faux, puisque cela met une pression de dingue autour de l’équipe. Mais on peut dire que l’OL l’a bien cherché !

Les journalistes ne font que profiter d’une actualité « catastrophe » dont le risque n’a peut-être pas été correctement mesuré. Quant aux supporters, leur position vis-à-vis de Bruno Genesio est tout sauf une surprise et vu l’antagonisme « historique » plus ou moins juste envers le technicien, et les performances inégales depuis 3 ans de ses poulains, c’est presque normal qu’ils se lâchent, même si cela ne crée pas les meilleures conditions pour les joueurs…

Un pari de communication raté…

Si ces derniers contributeurs sont mis en lumière, c’est bien que l’Institution OL a marché sur un fil pendant trop longtemps et que la chute devait arriver un jour ou l’autre. On ne redébattra pas une 350ème fois de Bruno Genesio, mais de la gestion de son avenir par le club et lui-même, puisqu’il faut se solidariser dans l’adversité. Humainement, on comprend le besoin du coach lyonnais de clarifier sa situation au moins en interne. De l’avoir dès le mois de janvier dernier mise sur la place publique, alors que c’est un sujet toujours sensible depuis des mois, a positionné le débat dans une sphère glissante d’où il ne pouvait plus sortir.

Ensuite, le Président a orchestré la communication autour de cet évènement et son timing en prenant un pari qu’on estimait risqué et qui s’avère aujourd’hui néfaste. En effet, si on ne doute pas de l’estime de Jean-Michel Aulas pour les qualités de Bruno Genesio, toute la dramaturgie entourant la décision s’est retournée contre les principaux intéressés. L’annonce d’une non-décision est somme toute logique puisque les objectifs ne peuvent être mesurés au moment de la communication (même si on pouvait anticiper cette situation), sauf qu’elle décrédibilise le coach et le président, vu le pataquès dont elle avait fait l’objet. Et depuis, les apparitions médiatiques de JMA ne font qu’accentuer le paradoxe de la valeur de Bruno Genesio au sein de l’Institution, avec des phrases plutôt lourdes de sens face à l’admiration prônée jusqu’à ce fameux 2 avril 2019…

Un fond sportif trop fragile

Enfin, et non le moindre car c’est bien la cause première, la prestation olympienne sur le rectangle vert a tout fait pour infecter la plaie ouverte par les dirigeants et l’entraîneur. Irréguliers au possible depuis 2 ans, le groupe lyonnais a trouvé le moyen de toucher le fond. La victoire à Manchester City en septembre semble bien loin désormais… En tant que match isolé, on pourrait invoquer la faute à pas de chance pour Dijon. Mais il y a eu Reims, Nice, Rennes et Hoffenheim (2 fois), Strasbourg, Bordeaux, Nantes, …….. Et cela fait trop pour un club qui clame haut et fort des ambitions qui paraissent légitimes par rapport à son histoire et son potentiel. On voit ainsi bien que l’OL fonctionne en réalité sans garantie ni filet et quand tout concorde à le faire chuter, la situation lui explose à la figure.

Pourtant, la violence et la soudaineté de l’explosion, plus ou moins prévisibles, font que le rebond, ou son semblant, nécessaire pour finir la saison, peut intervenir aussi rapidement. On va pouvoir évacuer la question de l’entraîneur car, maintenant, et même si rien n’est décidé, on aura du mal à comprendre un maintien de Bruno Genesio, pour lui-même et l’Institution après l’épisode de la semaine dernière. D’ailleurs, personne n’y croit plus, le principal intéressé en premier lieu, si on se réfère à ses déclarations.

L’urgence est donc bien de maintenir le 4ème à distance et tenter, même si une belle cartouche a été grillée ce week-end, de remonter sur Lille. Une décevante 3ème place resterait une consolation suffisante, surtout en cas de victoires de certains cadors en C3, mais il faudrait prendre de l’élan pour affirmer que la saison lyonnaise serait alors réussie.

Ayant trop minimisé le risque d’une énième déception, l’OL s’est projeté dans une crise aussi soudaine qu’ahurissante au plus mauvais moment de la saison. Et pourtant, ce n’est qu’une conséquence logique de certaines décisions et communications risquées. Tout l’environnement de l’Institution est responsable, mais seuls les joueurs et le staff peuvent sauver les meubles d’une saison qui ne pourra être que décevante, en espérant qu’elle ne finisse pas de manière catastrophique…

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À propos de l'auteur

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J'ai vu Garde et Génésio contre Papin et Cantona, j'ai pleuré le derby de 94, savouré la montée en puissance de 2000, les premiers titres et les grandes soirées européennes... Un passionné du jeu avec l'OL dans le coeur...

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