[ASSE-OL] La crainte de la chute

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À la veille d’un derby au contexte mathématique particulièrement important au-delà de l’enjeu régional, un nouveau pic de tension s’est installé dans le Rhône. La dynamique est du côté du Forez et les interrogations persistantes masquées par des résultats en trompe-l’œil sont de plus en plus réelles chez nos Gones. L’OL, qui a pourtant tout pour être confortablement ancré dans sa saison, est plus que jamais en danger à force de jouer les équilibristes dans le jeu et au classement.

Le constat mathématique est clair. Dimanche, en clôture de la 21ème journée de Ligue 1 Conforama, le 3ème rencontre le 4ème avec la possibilité pour le premier de prendre 5 points d’avance sur son rival dans la course au podium. Sauf que d’un jeudi à l’autre et au jeu des matches en retard, les rôles se sont inversés entre Lyon et Saint-Etienne. À force de faire du surplace en arrachant au caractère les matchs nuls, ce sont bien les joueurs de Bruno Genesio qui ont le plus à perdre ce week-end, au-delà d’un folklore régional que l’on sait tous prégnant dans les deux clubs et leurs supporters.

Cette situation n’est pourtant et malheureusement pas une surprise compte-tenu de la saison de l’OL, qui joue depuis de trop nombreux mois (pour ne pas dire années) les intermittents du spectacle, les équilibristes au bord du précipice, qui dérape régulièrement pour se raccrocher au tout dernier moment à la bonne branche.

« Sauvez ce que vous n’avez pas encore gâché ! » Banderole du Virage Sud le 1er avril 2018, la saison dernière.

Une constante déception…

Depuis quelques jours, les statistiques sortent quant au rendement de l’équipe de Bruno Genesio, et le nombre insuffisant de points pris semble désormais atteindre une cote d’urgence par rapport aux objectifs du club en championnat. Et heureusement qu’il n’y a pas un wagon de tête accompagnant ou suivant de plus ou moins près le PSG.

Mais on ne passe pas du jour au lendemain dans cette situation. Autant à l’automne, le jeu de l’équipe était régulièrement décevant et décrié par les supporters et les observateurs, mais l’efficacité mathématique, due relativement à la faillite des grosses écuries traditionnelles françaises, contrebalançait cette vieille et mauvaise rengaine. Et quelques prestations ponctuelles face aux cadors français et européens tendaient à sauver les apparences et démontrer que l’OL pouvait exister.

Malgré cela, l’OL n’a jamais été « confort » au classement, tout juste proche des temps de passage. Sans ces fulgurances où le collectif lyonnais justifiait enfin le talent dont on le sait capable, aussi retentissantes soient-elles, l’Institution de Jean-Michel Aulas serait dans une situation presque dramatique au regard de son standing et de ses objectifs : pas de match de prestige en 1/8ème de finale de Ligue des Champions et une sinistrose vécue par une ville côtière méditerranéenne des Bouches du Rhône qui serait transposée un peu plus haut le long du fleuve…

La patience s’épuise… les sujets polémiques reviennent de manière très concrète

Les plus patients et les moins virulents des supporters commencent à être épuisés de cet ascenseur émotionnel tendant le plus souvent vers le bas. L’agacement croît autour du flou dans lequel baigne l’OL depuis trop longtemps. Arrive donc le derby avec ses gros sabots et toute la charge qu’il représente. Personne n’arrive à trouver les réponses à l’inconstance chronique de l’équipe, son incapacité légendaire à forcer les défenses regroupées (basses ou un peu plus avancées) et même le staff a du mal à se montrer rassurant sur ce sujet.

Côté direction, si la confiance, jusqu’alors manifestée « aveuglément » à l’encadrement technique contre les moultes vents et marées rencontrés depuis des mois, est maintenue en façade, elle est lézardée par les derniers échanges médiatiques sur le sujet, disant tout et son contraire en 3 phrases. Quand Bruno Genesio ou Gérald Baticle évoquent la poursuite de l’aventure de manière un peu plus ouverte que par le passé en conférence de presse, on ne peut que supposer un flottement dans la cohésion managériale, un jeu de dupes qui devient public, ce qui n’est jamais signe de bonne santé interne.

L’avant-derby est là, mais le flou semble régner côté lyonnais qui (re)bascule désormais dans la tension. La cote d’alerte mathématique est atteinte et on ne sent pas vraiment l’union sacrée côté lyonnais. L’OL laisse planer la crainte légitime d’un résultat négatif ce dimanche à St Etienne qui aurait des conséquences importantes, a minima au niveau du classement, pour l’OL : à force de frôler la perte d’équilibre, très dure serait la chute…

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À propos de l'auteur

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J'ai vu Garde et Génésio contre Papin et Cantona, j'ai pleuré le derby de 94, savouré la montée en puissance de 2000, les premiers titres et les grandes soirées européennes... Un passionné du jeu avec l'OL dans le coeur...

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