Doit-on se satisfaire de la troisième place ?

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Clap de fin pour la saison 2017/2018. Si le Groupama Stadium n’a pas encore fermé ses portes pour l’été, il faudra attendre août prochain pour y revoir un match de Ligue 1. Et qui dit fin de saison dit premiers bilans. Irrégulier tout au long de la saison, l’OL a finalement terminé à la troisième marche du podium, rejoignant ainsi directement la phase de groupes de Ligue des Champions. Si l’essentiel est là, la saison est-elle vraiment satisfaisante ? Bilan compétition par compétition.

Le podium en championnat, le minimum syndical
Derrière le Paris Saint-Germain, qui, excepté la saison dernière, semble intouchable, l’OL fait office de favori en championnat. Alors que le champion de France en titre, Monaco, s’est fait déplumer l’été dernier, et que l’effectif de l’Olympique de Marseille n’a pas de quoi rendre jaloux celui de l’OL, le podium, manqué l’an dernier aux dépens de Nice, ne doit pas échapper aux Lyonnais. Dans une Ligue 1 où quatre gros se détachent, l’OL se doit d’avoir son mot à dire. Si la troisième place finale n’a rien de catastrophique, sa difficulté à l’obtenir laisse perplexe. A l’image de la saison, l’OL a peiné et tremblé jusqu’au bout, face à Nice (3-2), lors de la 38e journée. Surtout, ce podium aurait dû être acquis dès la semaine précédente, à Strasbourg. Plus encore, de nombreux points perdus bêtement, soit face à des équipes bien plus faibles, soit après avoir mené par deux buts, ont causé des torts à l’OL. Cet OL, qui a battu une fois Paris, une fois Monaco, et deux fois Marseille, n’aurait jamais dû se faire si peur jusqu’à la dernière seconde de la dernière journée. In fine, les Gones finissent devant Marseille, et à deux points de Monaco, et peuvent surtout remercier l’Atletico, qui, grâce à sa victoire en Europa League, qualifie directement l’OL pour la phase de groupes de la Ligue des Champions. Un championnat loin d’être flamboyant tout de même pour les Lyonnais. Le nombre de points, qui pourrait être le total d’un champion (78), et le nombre de buts inscrits (87) doivent être relativisés : derrière le Big 4, cette Ligue 1 n’a rien d’extraordinaire. L’écart monstrueux entre le 4e et le 5e (près de 20 points), et le faible nombre de points qui suffisait pour se maintenir (38, contre 42 il y a quelques années) en disent long sur le niveau des équipes du championnat hors Top 4… Parcours en championnat : Bon.

La Ligue Europa, le fiasco russe
Après deux phases de poules de Ligue des Champions consécutives, l’OL jouait, dès septembre, l’Europa League, compétition dans laquelle les Gones ont brillé quelques mois auparavant, en atteignant la demi-finale. Le groupe de l’OL ne fait pas rêver, même si le tirage était, sur le papier, l’un des plus compliqués possibles : Everton, Atalanta, Limassol. Rien de monstrueux, mais tomber sur un groupe plus difficile n’était pas possible, dans une compétition où la plupart des grosses équipes apparaissent en seizièmes de finale. Résultat, l’OL finit à une moyenne 2e place, incapable de battre les Italiens de Bergame. En seizièmes, Villarreal ne fait pas le poids et l’OL poursuit sa route, dans son rêve de disputer sa première finale de Coupe d’Europe, à domicile. Mais le CSKA Moscou passe par là. Malgré une victoire lyonnaise en Russie, les Moscovites s’imposent 3 buts à 2 à Décines, éliminant ainsi les hommes de Génésio, ce dernier ayant fait tourner son effectif pour le match retour. Le rêve se brise, l’un des objectifs de la saison aussi. Parcours en Coupe d’Europe : Très Moyen.

Les coupes nationales, encore raté…
La Coupe de France, et à un degré moindre la Coupe de la Ligue, représentent deux belles opportunités de remporter un trophée. Mais l’OL n’y a pas cru bien longtemps, surtout dans cette dernière. Balayés dès leur entrée en lice, en huitièmes de finale, à Montpellier (4-1), les Lyonnais sont éliminés au même stade que l’an dernier. En Coupe de France, un parcours 100% à l’extérieur n’a pas aidé. Après des victoires à Nancy, Monaco et Montpellier, l’OL s’inclinait à Caen, en quarts de finale, alors qu’une demi aux allures de finale face au PSG, au Groupama Stadium, se profilait. Alors oui, Paris a finalement remporté toutes les compétitions nationales, mais cette excuse est difficilement audible quand les bourreaux lyonnais se nomment Montpellier et Caen, respectivement 10e et 16e au classement de Ligue 1… Parcours en Coupes Nationales : Très Moyen.

Malgré un bon championnat, seule compétition dans laquelle l’objectif initial a été rempli, il est difficile de vraiment se satisfaire de la saison lyonnaise. Les éliminations dans toutes les autres coupes, prématurées et face à des seconds couteaux, viennent ternir une saison loin d’être aboutie. Oui, l’OL jouera la Ligue des Champions la saison prochaine. Cela reste la seule satisfaction de la saison. Et ceux, journalistes, consultants, supporters ou dirigeants, qui se satisfont d’une troisième place en championnat, acquise au finish après une saison irrégulière, marquée par des éliminations précoces en coupes, manquent sûrement d’ambition. Finir 3e du championnat, être en huitièmes de Ligue Europa et négliger les coupes nationales, c’est un très bon bilan pour des clubs aux ambitions limitées. Pour l’OL, grand club français, au grand stade, à la grande ambition et à l’effectif à fort potentiel, cela reste un bilan bien trop maigre pour s’en satisfaire pleinement…

Suite aux banderoles des virages du Groupama Stadium, Bruno Génésio peut-il rester à la tête de l’OL ? Découvrez notre analyse en cliquant ici.

Copyright photo en Une : Peggy D. / www.coeur-de-gone.fr

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Supporter lyonnais et rédacteur pour coeur-de-gone.fr

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