Un parcours européen historique, des victoires d’anthologie, une pluie de buts, des émotions fortes, des joies intenses, une élimination frustrante, l’année 2017 de l’Olympique Lyonnais aura une nouvelle fois été forte en émotions. Quatre membres de la rédaction de Cœur de Gone ont chacun choisi ce qui est pour eux LE match de 2017. Retour sur quatre soirées mémorables.

OL-AS Roma, 09/03/17
Après une troisième place en Ligue des Champions, derrière la Juventus et Séville, l’OL se retrouve en Ligue Europa, et tente d’affirmer son retour sur la scène européenne en marquant les esprits. C’est immédiatement fait dès les 1/16e de finale, avec des victoires 4-1 à Alkmaar, et une large victoire 7 buts à 1 au match retour. Pour le tirage des huitièmes de finale, deux équipes sortent du lot, et sont donc à éviter : Manchester United et l’AS Roma. Par malchance (ou pas), ce sont les Italiens qui croiseront l’OL, avec un match aller au Parc Olympique Lyonnais. Une rencontre qui démarre fort pour les hommes de Bruno Génésio, avec une ouverture du score rapide par Mouctar Diakhaby (1-0, 8′). Mais l’AS Roma réagit vite, et égalise moins d’un quart d’heure plus tard par Mohamed Salah, actuel deuxième meilleur buteur de la Premier League avec Liverpool (1-1, 20′). Un but crucial pour la Roma, tant on connait l’importance de marquer à l’extérieur. La première période est clairement à l’avantage des Italiens, et le but de Federico Fazio à a demie-heure de jeu ne fera que confirmer la supériorité romaine (1-2, 33′). A la pause, on se dit déjà que l’aventure européenne de l’OL pourrait prendre fin. Mais un élément imprévu arrive, dans les vestiaires du Parc OL. Christophe Jallet prend la parole, dans un discours qui aurait soudé le groupe, et remotivé tous les joueurs. Les Gones reviennent sur la pelouse avec d’autres intentions, et Corentin Tolisso remet les deux équipes à égalité dès le début de la seconde période (2-2, 47′). Remplaçant en début de match, Nabil Fekir fait son festival dans la défense romaine, et déclenche une frappe du gauche victorieuse (3-2, 74′). Les minutes passent, et on se dit que l’OL se déplacera au Stadio Olimpico avec un petit but d’avance, déjà inespéré 45 minutes plus tôt. Mais c’était sans compter sur l’empereur Lacazette. A bout de force, l’ancien numéro 10 lyonnais déclenche une lourde frappe qui finit dans la lucarne romaine (4-2, 92′). Victoire de l’OL 4 buts à 2, à l’issue d’un match de folie. L’OL se qualifiera une semaine plus tard pour les quarts de finale, malgré une défaite dans la capitale italienne (2-1). Décidément, en Coupe d’Europe, l’OL sait nous faire vibrer.

Le mot de Julien, rédacteur pour le blog : “OL-Roma, c’était le premier choc de l’épopée européenne. Une première mi-temps délicate, le discours de Jallet à la mi-temps, le renversement en 2ème période, tout était beau, avec un 4ème but tardif mais qui sera décisif pour une vraie belle qualif.”

OL-Ajax, 11/05/17
Après une qualification acquise aux tirs au but sur la pelouse de Besiktas en quarts de finale, l’OL se retrouve pour la première fois de son histoire en 1/2 finale de la Ligue Europa. A la peine en championnat, les Lyonnais comptent bien glaner la première coupe d’Europe de leur histoire pour passer d’une saison mitigée à une saison à jamais gravée. Mais à Amsterdam, pour le match aller, l’histoire ne se passe pas comme prévue. Les Gones sont dépassés, et passent totalement à côté. L’OL s’incline 4-1, et voit son rêve de finale s’éloigner. Une semaine sépare le match aller du match retour, au Parc OL. Plus les jours passent, plus l’espoir renaît. Une remontada en Coupe d’Europe, on en avait vu quelques semaines auparavant. Des grands moments européens, l’OL a le don d’en créer. Et puis dans son magnifique écrin, l’OL est capable des plus grands exploits. Le match retour débute. L’ambiance est magnifique. Grâce à son petit but à l’extérieur, l’OL doit marquer trois fois pour voir Stockholm. Mais Kasper Dolberg va vite éteindre les espoirs lyonnais, en ouvrant le score dès le premier tiers de la rencontre (0-1, 27′). L’OL doit alors marquer quatre fois pour arracher la prolongation. Quatre fois en 60 minutes…sans prendre de buts. Une montagne. Mais quand l’arbitre siffle un penalty pour Lyon peu avant la mi-temps, les tribunes s’enflamment. L’inévitable Lacazette le transforme (1-1, 45′). Encore 3 buts. Dès le coup d’envoi, les hommes de Génésio repartent à l’assaut, et Lacazette y va de son doublé (2-1, 45+1′). Encore 2 buts. C’est la mi-temps. En deux minutes, l’OL a fait la moitié de son retard. Les minutes filent, l’OL ne marque pas. Stockholm s’éloigne…jusqu’à ce que Ghezzal triple la mise (3-1, 81′). Encore 1 but. Il reste 10 minutes. Le Parc OL est en feu, les néerlandais n’en croient pas leurs yeux. On assiste à une attaque-défense. Maxwel Cornet a la balle de la prolongation au bout de son pied. Il frappe…à côté. C’est terrible. L’OL est éliminé. Comme souvent, l’OL sort de l’Europe les larmes aux yeux, au bout d’un scénario cruel. C’était le dernier espoir pour que la génération Lacazette, Tolisso, Gonalons… soulève un trophée avec l’OL. Mission échouée…d’un rien.

Le mot de Corentin, rédacteur pour le blog : “L’ambiance, le scénario du match, tout y était et il n’a pas manqué grand chose pour que le résultat soit grandiose. Mais cela reste un grand souvenir quoi qu’il arrive.”

ASSE-OL, 05/11/17
Parce qu’un derby n’est pas un match comme les autres. Parce que chaque scénario est différent. Parce qu’aucun grand média parisien ne sait juger cette rivalité à sa juste valeur. Parce que gagner un derby a une saveur bien particulière. Parce que ce 5 novembre fut sans doute la plus belle soirée de l’OL dans la première partie de saison 2017/2018. Après un sublime mois d’octobre, les Lyonnais s’avancent confiants, face à des stéphanois qui tournent au ralenti depuis quelques semaines. Le début de match est à l’avantage de St Etienne, qui se procure une première belle occasion par Romain Hamouma. C’est d’ailleurs ce dernier qui va tirer le corner…totalement raté. Le ballon est envoyé au milieu du terrain, directement récupéré par l’OL. Le contre est sublime, et Memphis trompe Ruffier (0-1, 10′). Et quand, quinze minutes plus tard, Nabil Fekir fait reculer la défense stéphanoise jusque dans son virage, on n’entend plus Geoffroy-Guichard (0-2, 25′). A la mi-temps, l’OL mène de deux buts, et on voit mal l’ASSE revenir dans le match. D’autant que Mariano va rapidement tripler la mise (0-3, 58′), alors que les Verts jouent à 10 depuis 10 minutes et l’expulsion d’un Lacroix assassin. Il reste encore beaucoup de temps, et l’humiliation est déjà bien présente. Mais dans un derby, on ne s’arrête jamais de jouer. Bertrand Traoré marque également (0-4, 65′). Les quatre attaquants ont marqué, et le festival n’est pas finit. Les Stéphanois ne voient plus le jour, les groupes de supporters ont débâché, les travées se vident. L’ambiance est mise par les plus de 800 lyonnais présents dans le parcage, qui vont admirer le but et la célébration historique de Nabil Fekir, qui tend son maillot au peuple vert (0-5, 84′). Le terrain est envahi, le match est arrêté. Mais la fessée est bien là. Le match reprend finalement près de 40 minutes plus tard, dans un Geoffroy-Guichard vidé. C’est la plus large victoire de l’OL dans un derby à St Etienne. Un match dont on se souviendra encore longtemps. Un match où rares sont les Lyonnais qui n’ont pas vibré devant leur poste de télévision. Un derby gravé dans l’histoire pour l’éternité.

Le mot d’Ider, rédacteur pour le blog : “Même dans nos rêves les plus fous, on ne pouvait rêver de ce scénario. Du score aux tribunes vides, des groupes qui débâchent à la célébration de notre capitaine, tout était parfait. Assurément le plus beau derby de ces dernières années !”

OL Féminin – PSG Féminin, 13/05/17
C’est évidemment toujours un choc de voir Lyonnaises et Parisiennes s’affronter. Alors quand ces deux équipes s’affrontent à trois reprises en moins de trois semaines, cela donne forcément des beaux souvenirs. Avant de s’affronter en finale de Coupe de France, puis en finale de la Ligue des Champions, les deux ogres du football féminin français se retrouvaient en D1. Si les Lyonnais étaient déjà championnes de France pour la 11ème année consécutive quelques jours plus tôt, ce match reste une affiche à ne pas manquer. Au Parc OL, c’est l’OL qui fait la loi. Et ce ne sont pas les Parisiennes qui diront le contraire. En un peu plus de 15 minutes, les Fenottes ont plié la rencontre, devant un PSG à genou. C’est d’abord Le Sommer qui ouvrait le socre (1-0, 13′), avant que Hegerberg (2-0, 27′), et Alex Morgan (3-0, 28′) ne clouent le suspense. Une victoire facilement maîtrisée qui en appelait d’autres. Les filles de l’OL dominaient encore les Parisiennes lors des deux finales suivantes, à chaque fois aux tirs au but, et réalisaient un nouveau triplé magnifique. Encore une magnifique année 2017 pour notre équipe féminine !

Le mot de Meyline, rédactrice et photographe OL Féminin pour notre blog : “Mon meilleur souvenir, c’est la victoire 3-0 contre le PSG le 13 mai. Une victoire contre Paris est toujours un bon souvenir. En un quart d’heure, les Lyonnaises avaient assommé les Parisiennes, c’était pas mal.”

Après une année 2017 riche en émotions et en spectacle, souhaitons que 2018 apporte joie, réussite et trophées à l’institution Olympique Lyonnais. L’ensemble de la rédaction de Cœur de Gone vous souhaite une excellente année 2018 !

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Ider Nabili

Supporter lyonnais et rédacteur pour coeur-de-gone.fr

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