2018, une année fantastique pour l’OL ?

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Les compétitions reprennent en France. Ayant bouclé la première moitié de saison sur le podium au coude à coude avec Monaco et Marseille, l’Olympique Lyonnais tentera de remplir les objectifs qu’il s’est fixé en Ligue 1 et en Ligue Europa, voire en Coupe de France, quitte à s’alourdir le calendrier. Après un petit stage de relance et de cohésion des troupes, conclu par une qualification poussive à Nancy en Coupe, les Gones vont jouer principalement leur destin dans les 2 mois qui viennent…

18 Mars 2018, aux environs de 23h…
L’arbitre sifflera la fin de l’Olympico à l’Orange Vélodrome et on connaîtra le classement de la Ligue 1 Conforama à l’issue de sa 30ème journée. Il restera 8 levées et le plus dur sera derrière les Gones. En effet, si on excepte les réceptions au Groupama Stadium de Nantes et de Nice, respectivement 5ème et 6ème de L1, l’OL aura déjà joué toutes les autres équipes du premier tiers, voire presque de la première moitié du classement actuel, sans offense envers Dijon et Strasbourg, aujourd’hui 10ème et 11ème de L1. Et on devrait alors y voir plutôt clair quant à la fin de saison lyonnaise.

Outre Marseille à la mi-mars, en Ligue 1, l’OL recevra le PSG avant d’aller à Bordeaux puis à Monaco, pour le remake du 16ème de finale de Coupe de France qui aura eu lieu 10 jours plus tôt et qui occasionnera une rencontre supplémentaire début février pour les Lyonnais. À cela, ajoutons Guingamp, Rennes, le nouveau Lille et la double confrontation contre Villareal. Et si nos meilleurs ennemis verts sont plutôt au fond du classement, le derby et son enjeu honorifique donneront forcément une rencontre à haute intensité. Et même avant d’aller défier l’OM, Montpellier et Caen ne seront pas vraiment des adversaires de second plan en mars.


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Faut-il jouer la Coupe de France ?
Ainsi, entre ce dimanche et ce fameux 18 mars, et sous réserve de poursuivre l’aventure en Coupe de France jusqu’en quart de finale et en Ligue Europa, l’OL n’aura qu’une seule semaine à 2 matches, entre les déplacements à Bordeaux et Monaco à la fin du mois de Janvier. Tout le reste du temps, les Gones joueraient tous les 3 jours. Et encore, cela est dû à la “mauvaise” idée de s’être fait sortir piteusement de la Coupe de la Ligue, qui aurait occupée potentiellement la semaine libre : finalement, c’est plus la manière que l’élimination qui laissera des regrets.

Tout ça pour dire, que si l’OL jouera bien le 24 Janvier en Coupe de France à Monaco, la question de jouer cette partie à fond mérite d’être posée, malgré ce qu’en disent Jean-Michel Aulas et Bruno Génésio. La déroute de Montpellier en décembre a montré certaines limites du groupe. Les absences momentanées de Mariano, voire Bertrand Traoré, qui ne reviendront au mieux que contre le PSG, et celle d’un vrai remplaçant à Lucas Tousart, semblent faire jaser en interne, mais c’est bien la gestion de l’effectif et des objectifs par l’OL qui pose questions.

Un titre est un titre, mais si l’effectif paraît suffisant en quantité, les doutes sur sa qualité persistent. Charge aux remplaçants peut-être justement de prendre cette compétition pour eux, car c’est bien celle-ci qui offrira du repos nécessaire aux titulaires tournés vers les 2 grands objectifs de cette saison. En tous cas, hormis une nouvelle performance désastreuse, il ne faudra peut-être pas râler trop fort de sortir de la Coupe de France à Monaco, surtout que le club du Rocher n’aura plus que les échéances nationales pour occuper ses semaines d’hiver et contrarier sa préparation du championnat…

2 points de moyenne et une finale européenne
Car, avec 41 points pris sur la phase aller, tout comme son rival, l’OL est dans les temps en ce qui concerne le classement de la Ligue 1. Compte-tenu de son marathon démentiel jusqu’en Mars, s’il faut tenir autant que faire se peut la moyenne de 2 points par match, il restera ensuite à terminer le travail sur les 8 derniers matchs, avec un calendrier plus abordable. Il sera difficile d’espérer le podium sans cette exigence mathématique, car avec Marseille et un Monaco qui ne joue plus d’Europe, la lutte sera acharnée.

On l’a déjà vu sur Novembre et Décembre, l’enchaînement des matchs ne peut se faire avec un rendement maximal, d’autant plus que l’OL souhaite aussi, à juste raison, figurer parmi les finalistes de la Ligue Europa, avec l’occasion unique de jouer la finale à la maison. Si Villareal sera un premier obstacle à franchir, ni insurmontable ni négligeable, le reste des convives du plateau a de quoi bien valoriser la compétition. Si l’OL va loin et c’est tout le mal que l’on souhaite, il faudra en passer par des performances de très haut niveau, passer par du Naples, Dortmund, Madrid, Arsenal, Leipzig… Ce qui consommera immanquablement du carburant physique et mental pour les échéances domestiques. Autant être ainsi plutôt en avance qu’en retard…

Les enjeux excitants de la 2ème partie de saison lyonnaise sont à la hauteur de la difficulté des tâches qui attendent les troupes de Bruno Génésio. Avec un calendrier démentiel, l’OL va passer rapidement au révélateur qui permettra de qualifier le millésime 2018 comme fantastique ou comme une année prometteuse qui aura finalement déçu…

Copyright photo en Une : Peggy D. / www.coeur-de-gone.fr

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À propos de l'auteur

J'ai vu Garde et Génésio contre Papin et Cantona, j'ai pleuré le derby de 94, savouré la montée en puissance de 2000, les premiers titres et les grandes soirées européennes... Un passionné du jeu avec l'OL dans le coeur...

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