À quelques heures du choc des Olympiques ce dimanche au Groupama Stadium, retour historique sur une confrontation entre l’OL de Jacques Santini et l’OM d’Albert Emon, le 23 janvier 2002…

Après avoir concédé une élimination en coupe de la Ligue (aux tirs aux buts par Bordeaux) et un match nul à domicile en championnat (contre Bastia en match de retard), l’OL doit se reprendre en recevant l’autre Olympique, ce 23 janvier 2002 et rester dans la course au titre. Pour cela, Jacques Santini décide de mettre Luyindula dans les tribunes ; Edmilson et Juninho sur le banc avec l’idée de prendre cette équipe de Marseille à la gorge.

Dès l’entame de la rencontre, l’OL prend le jeu à son compte. Dès la 8e minute, Anderson déclenche une première frappe qui passe malheureusement au dessus de la barre transversale. À la 15e, Caçapa, sur un corner bien tiré, est tout prêt de trouver le chemin des filets puis, sur un bon contre de Carrière, idéalement servi par Laigle, perd son face-à-face à Runje (17e). L’OL va-t-il regretter ses occasions manquées ? En tout cas, l’OL continue à se procurer des occasions. Govou contourne Dimas et déclenche un centre en direction de Carrière. Si le centre est imprécis, Carrière réussit néanmoins à récupérer le ballon sur le côté gauche et à pénétrer dans la surface de réparation. Jurietti est poussé à la faute ; pénalty pour l’OL à la 24e min. Prenant ses responsabilités (et malgré son échec il y a quelques jours contre Bastia), Sonny Anderson trompe le gardien marseillais en frappant en plein milieu du but. Un but qui va déclencher un véritable état de grâce pour l’OL. Quelques minutes plus tard, Anderson presse Dimas sur le côté droit, remporte son duel et centre en direction de Laigle… mais c’est le malchanceux Jurietti qui, en voulant sauver son camp, pousse le ballon au fond de ses propres filets. 2-0 à la 29e min, et bientôt 3-0 après que Violeau ait récupéré un précieux ballon au milieu de terrain et adressé un ballon en profondeur à destination de Govou. Celui-ci, récupérant le ballon dans le dos de Leboeuf, réussit à contourner Runje et inscrire un nouveau but. Mais le plus beau est encore à venir. Sur une superbe action initiée par Laigle, prolongée par Carrière, Anderson enveloppe le ballon pour le placer dans l’angle droit du but de Runje (34e). Assommés en à peine 10 minutes, les Lyonnais ont tué le match et même si des “supporters” marseillais tentent de faire irruption sur le terrain, les forces de l’ordre maîtrise la situation dans les tribunes, comme l’OL le fait sur la pelouse. Et Runje, en stoppant un coup franc d’Anderson et une tentative de Govou, évite à l’OM une déroute comparable à celle de 1997…

4-0 à la mi-temps, Que peut espérer l’OM en seconde période ? Sauver l’honneur, tout au plus. Pour cela, Emon laisse aux vestiaires Dimas et le transparent Delfim, pour lancer un nouvel attaquant en la personne de Sakho. Et le coaching produit immédiatement son effet puisque l’ex-lensois se met en valeur en venant provoquer Coupet (suite à un ballon perdu par Linares). Les Marseillais se procurent de nouvelles opportunités sur lesquelles Coupet se met à nouveau en valeur : en plongeant dans les pieds de Sakho (59e) et devant Dalmat (61e). Et même si sur un corner de Violeau, Linares se montre à nouveau dangereux sur une bonne tête, le match n’a plus tout à fait la même intensité qu’en première période. Anderson peut laisser sa place à Juninho sous les vivats d’une foule lyonnaise enthousiaste. Malgré une dernière poussée initiée par Née, le score ne bougera plus.

Les notes du Progrès : Coupet 4 – Deflandre 3, Caçapa 3, Müller 4, Bréchet 3 – Linares 3, Violeau 4, Laigle 3, Carrière 4 – Govou 4 et Anderson 5.

Satisfait, J. Santini peut déclarer : “Nous sommes dans une course-poursuite, où l’essentiel est de gagner les trois points On a vu pendant 45 minutes une équipe de Lyon pour jouer sur le bon tempo, aller de l’avant grâce à son collectif et sa rigueur. On a su percer cette muraille de Marseille et la contrer. Ne me demandez pas si je suis soulagé, cela signifierait que j’étais inquiet. Maintenant, nous allons regarder attentivement le match de Lens face au PSG…”. Albert Emon lui est plus dubitatif : “On n’a pas été bon. On avait bien passé les 20 premières minutes, mais par la suite, les contres de Lyon et son pouvoir offensif nous ont fait beaucoup de mal. Ce fut ensuite la Bérézina”

À Gerland, OL 4-0 OM (4-0)
38378 spectateurs, arbitre : M. Duhamel
Buts : Anderson 24e (pen), 35e ; Jurietti 29e (csc) ; Govou 32e
OL : Coupet – Deflandre, Müller, Caçapa, Bréchet – Violeau, Linares, Carrière, Laigle – Govou (Née 80e), Anderson (Juninho 73e)
OM : Runje – Jurietti, Leboeuf, Van Buyten, Dimas (Dos Santos 46e) – Delfim (Sakho 46e), Swierczewski, Rivera, André Luiz – Alfonso, Chapuis (Dalmat 62e).

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A propos

Oreste

Tombé dans la marmite Lyonnaise quand j'étais petit, je n'avais qu'une idéfix venir cirer les bancs de J. Bouin. Abraracourcix, je prends une longue série d'abonnement à Gerland. Mais, comme ma profession n'est pas une assurancetourix de rester sur Lugdu, je suis amené à faire le "tour de la Gaule" et même "la grande traversée". Heureusement "mes 12 travaux" touchent à leurs thermes (romaines ?) et avant d'avoir un agecanonix, je devrais retrouver sous peu "le domaine des dieux".

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