Pour cette 4e journée d’Europa League, Génésio avait décidé de faire de la gestion d’effectif. Laissant au repos Marçal, Têté, Morel, Aouar et Mariano, il a permis à Ndombélé, Cornet, Diakhaby, Rafaël et Mendy d’avoir un peu de temps de jeu. Un choix qui permet autant de maintenir tous les joueurs dans le rythme, de préparer au mieux le match de dimanche et aussi d’envoyer un petit message aux individualismes de quelques-uns.

Commençant en 4-2-3-1 avec toujours Fékir à la baguette, les Lyonnais se devaient de confirmer leur succès de la phase aller et valider ainsi une grande partie de leur billet pour les 1/16e de finale. Mais, comme ils l’avaient annoncé en conférence de presse, Everton avait un plan pour contrecarrer les Lyonnais. Ce plan, il s’est résumé en deux points : un bloc défensif compact et dense dans leur 30 mètres et un marquage particulièrement serré sur le capitaine lyonnais. Un système qui, dès l’entame de cette première période, gêne considérablement des Lyonnais. Traoré esseulé, Fékir sans aucune liberté d’action, le jeu lyonnais se retrouve le plus souvent à être stérile. Alors qu’il a plus de 66 % de possession de balle, il se réduit surtout à des passes latérales, sans grand danger pour l’adversaire. Seuls les défenseurs latéraux (et en particulier Rafaël en cette première mi-temps) réussissent à déstabiliser un peu l’arrière-garde d’Everton ; dommage que les attaquants lyonnais ne soient pas plus présents dans la surface adverse pour couper les trajectoires Quelques passes mal assurées font même parfois craindre le pire, mais finalement Lopes n’a rien à faire.

La seconde période sera toute autre….

Dès le retour des vestiaires, Everton, qui n’avait fait que défendre en première, revient avec d’autres intentions. Procédant à un pressing très haut et particulièrement agressifs sur le porteur du ballon (même les défenseurs centraux lyonnais sont mis sous pression), les Anglais tentent leur va-tout. Si l’OL tente bien sur quelques contre-attaques de faire la décision, le milieu est à la peine. Conscient que le match est peut-être en train de lui échapper (et pour préserver son capitaine), Génésio procède à un changement : il sort Fékir et fait rentrer Aouar pour densifier son milieu et passer en 4-3-3. C’est LE tournant du match, l’OL récupère plus haut le ballon et retrouve son équilibre. Fatigués par leurs efforts, les joueurs d’Everton ne parviennent plus à se replacer et l’OL en profite très vite. En quelques minutes l’OL marque deux buts et même un troisième en toute fin de match pour parachever son œuvre.

L’OL a su gérer les temps faibles et profiter de ses temps forts pour s’imposer de la plus belle des manières. 3-0, c’est un score parfait, presque un match référence. Et à l’image de la passe de Memphis sur le deuxième but lyonnais, le rappel à l’ordre de Génésio pour que les individualités se mettent au service du collectif semble aussi avoir été entendu. Et cela est de très bonne augure pour la suite…

Oreste

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