Après une saison 1966-67 assez ambivalente avec une 15ème place en championnat bien morose mais aussi une victoire en Coupe de France contre Sochaux 3-1, l’OL se lance pour un nouvel exercice…

Concerné cette fois par les 3 compétitions, il recrute 3 nouveaux joueurs : Mohammed Lekkrak (Rouen), Mohammed Bouassa (Maroc)  et l’attaquant André Guy. Si les deux premiers ont été recrutés avant tout pour compléter l’effectif, André Guy vient pour sa part le renforcer en venant épauler sur le front de l’attaque le « petit prince de Gerland », Fleury Di Nallo.

En championnat, l’OL effectue un parcours dans le ventre mou du classement avec une 12ème place plutôt quelconque, malgré une équipe qui a belle allure sur le papier : Chauveau – Desgeorges, Flohic, Leborgne, Rocco – Nouzaret, Schwin (puis Maison) – Pin, Guy, Di Nallo et Rambert. Avec cette formation en 4-2-4, l’équipe se révèle à l’aise sur ses terres avec pas moins de 9 victoires (dont une 8-0 contre Angers qui reste encore un record du club) pour 7 nuls et « seulement » 3 défaites. À l’extérieur, le résultat sera diamétralement opposé en ne remportant que 3 victoires seulement (contre Sedan, Nice et Strasbourg), 5 nuls et… 11 défaites. Particulièrement actifs sur le front de l’attaque, seuls Fleury Di Nallo et André Guy réussissent à tirer leur épingle du jeu en marquant respectivement 18 et 16 des 53 buts de l’OL.

En Coupe de France, l’OL, après deux courtes victoires par 1-0 contre Sète et Toulon,  s’incline contre les amateurs de Quevilly-Rouen en 1/8ème (on saura prendre notre revanche en finale quelques années plus tard… avec Lisandro !). À une époque où le mot amateur n’est pas galvaudé comme aujourd’hui, Le but d’Horlaville à la 75ème vient doucher les espoirs lyonnais de conserver leur titre et rendre plus morose une saison 1967-68 au niveau national.

C’est pourtant cette même formation lyonnaise qui réalisera un des plus beaux parcours européens de la période pré-Aulas. En tour préliminaire de cette Coupe des Coupes, les lyonnais éliminent sans trop de difficultés la modeste équipe luxembourgeoise d’Aris Bonnevoie (3-0 à l’extérieur, 2-1 à Gerland). En 1/8ème, l’affaire devient déjà plus délicate contre les anglais de Tottenham. Malgré les Greaves, Mullery et Robertson (véritables légendes de Tottenham), les lyonnais réussissent à s’imposer par la plus petite des marges à Gerland 1-0 avant de concéder une défaite 3-4 en Angleterre… Mais, grâce à la nouvelle règle du but à l’extérieur  (introduite en 1965-66), l’OL l’emporte avec un Chauveau en feu. Réussissant de nombreux exploits à l’aller comme au retour, Chauveau rentre un peu plus dans la légende des gardiens du club. En 1/4, le dernier représentant français (puisque nos voisins de banlieue se sont fait sortir en 1/8ème par Benfica), l’OL retrouve une vieille connaissance : Hambourg, cette même équipe qu’ils avaient éliminé au même stade de la compétition, en 1963-64. Mais, hélas, le scénario ne va pas se répéter.

Battus en Allemagne 0-2, les lyonnais renversent la vapeur au retour en s’imposant sur le même score. Pas de prolongation à cette époque, mais un match d’appui… Et déjà, l’argent a son importance dans le football, l’OL en délicatesse avec ses finances, accepte contre une jolie somme (à peine moins que le transfert de Neymar au PSG!) de le jouer… à Hambourg, au Volkparkstadion, devant 60.000 spectateurs allemands survoltés. Résultat, nouvelle défaite 0-2 ! L’aventure s’arrête en 1/4 pour nos lyonnais

Anecdote :
Le foot n’est pas en dehors de la société et les événements de mai 1968 vont évidemment impacter le championnat. Le match OL – Nice ne peut avoir lieu selon le calendrier prévu, ce n’est que le mercredi 12 juin devant 3.333 spectateurs à Gerland que les deux équipes se séparent sur un match nul 1-1. Si Santos Raphaël marque à la 22ème minute, l’inévitable Di Nallo réussit à tromper son ancien coéquipier Marcel Aubour pour égaliser à la 41ème minute.

Oreste

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